MEDITATION SUR L'IMPERMANENCE

 

La succession d’éléments semblables, comme dans une chute d’eau, donne l’apparence de la durée.

 

 - « Je ne suis pas libre de rester ici à jamais :

Il faudra bien que je parte. »

 - « Je ne peux pas rester longtemps en ce monde, il me faudra partir pour le monde suivant. »

 - « Ma force vitale va s’épuiser, mon souffle s’arrêter, mon corps n’être plus qu’un cadavre et mon esprit errer en d’autres lieux. »

 - « Depuis ma naissance, … années se sont écoulées ;

Depuis l’autre jour, un mois ;

Depuis hier, un jour, et ma vie s’est raccourcie d’autant, comme en un clin d’œil.

Un instant vient juste de passer et ma vie s’est encore réduite de cet instant. »

 - « Je ne pourrai rester pour toujours en compagnie de mes amis, de mes proches, de mes richesses, de mes biens, de mon corps et de tout ce que j’estime tant.

Bientôt il faudra que je les quitte. »

 

Le corps n’a aucune consistance.

Comprendre que tous les composés sont éphémères, renverse notre désir immodéré de cette vie, ravive notre foi, soutient notre courage, nous délivre vite de l’attachement et de la haine, et nous aide à réaliser l’égalité de toutes choses.

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