LA PRODUCTION DE L'ESPRIT D'EVEIL

 LA PRODUCTION DE L'ESPRIT D'EVEIL

Quel individu représente le support favorable à la production de l’esprit tourné vers l’Eveil suprême ?

 - Pour l’esprit d’Eveil en action, ce sera un être doté du potentiel du Grand Véhicule, qui a pris refuge dans les Trois Joyaux, qui observe l’un des sept vœux de libération individuelle et cultive l’esprit d’Eveil en aspiration.

 

« Je prends refuge en le Bouddha, le plus sublime des êtres humains ! »

« Je prends refuge en le Dharma, suprêmement libre du désir ! »

« Je prends refuge dans la sangha, la meilleure des communautés ! »

 

« Bouddhas et bodhisattvas, tournez vers moi votre esprit !

Maître, vous aussi pensez à moi !

Désormais et jusqu’à ce que j’atteigne le cœur de l’Eveil, je prends pour refuge le Bouddha, le plus sublime des êtres humains ;

Je prends refuge en le Dharma, suprêmement libre du désir ;

Je prends refuge dans la sangha, la meilleure des communautés. »

 

« Bouddhas et bodhisattvas, tournez vers moi votre esprit !

Maître, vous aussi pensez à moi !

Désormais et jusqu’à ce que j’atteigne le cœur de l’Eveil, je prends pour refuge le Bouddha, le plus sublime des êtres humains ;

 Je prends pour refuge le Dharma, suprêmement libre du désir et mène à la paix du nirvana ;

 Je prends pour refuge la sangha des bodhisattvas qui ne régressent plus, la meilleure des communautés. »

 

 - « Les méfaits je les ai commis pour écraser mes ennemis, pour défendre mes amis, pour protéger mon corps, pour accumuler des biens matériels ;

Quand, à ma mort, je partirai dans le monde suivant, ennemis, amis, pays, corps, richesses, rien de tout cela ne m’accompagnera.

Pour compagnie, j’aurai les actes négatifs et les voiles de mon mauvais karma, et ils deviendront alors mes bourreaux, où que je renaisse. »

 

 - « Maître, pensez à moi !

De même que les Tathâgatas, les arhats et bhagavans bouddhas totalement parfaits du passé et les bodhisattvas des terres sublimes ont commencé par engendrer l’esprit tourné vers l’insurpassable Eveil parfait, de même, ô maître, je vous prie de susciter en moi, l’esprit tourné vers l’insurpassable Eveil parfait. »

 

 - « D’une manière générale, aussi loin que s’étend l’espace, il y a des êtres.

Partout où il y a des êtres, il y a des émotions négatives.

Là où il y a des émotions négatives, il y a du mauvais karma.

Et là où il y a du mauvais karma, il y a de la souffrance.

Tous ces êtres qui souffrent ne sont autres que mes parents bienveillants.

Mes bienveillants parents ont donc sombré dans l’immense océan du samsara où, sans refuge ni protecteur, ils sont torturés par des souffrances démesurées.

Quelle détresse !

Quelle misère !

Si seulement ils pouvaient trouver le bonheur !

S’ils pouvaient ne plus souffrir !

A cette pensée, je ressentirai un instant d’amour et de compassion. »

 

 - « Je suis à présent incapable de les aider.

Et pour en être capable, j’atteindrai la parfaite bouddhéité, qui est la fin de tous les défauts, la plénitude de toutes les qualités et le pouvoir de secourir tous les êtres.

Tel est mon but. »

 

 - « Vous tous, Bouddhas et bodhisattvas des dix directions de l’espace, tournez vers moi votre esprit !

Maître, pensez aussi à moi !

Dans cette vie et dans les autres, j’ai produit, j’ai encouragé les autres à produire et je me suis réjoui de les voir produire des sources de bien en pratiquant la générosité, la discipline ou la méditation.

Puisse cela me permettre de marcher sur les traces des tathagatas, des arhats et bhagavans bouddhas totalement éveillés du passé et des bodhisattvas des terres sublimes, qui tous  ont commencèrent par engendrer l’esprit tourné vers l’insurpassable Eveil parfait.

A leur exemple, désormais et jusqu’au cœur de l’Eveil, je cultiverai l’esprit de l’insurpassable Eveil parfait, afin de transporter sur l’autre rive les êtres qui ne l’ont pas atteinte, libérer ceux qui ne sont pas libérés, exhorter ceux qui n’ont pas été exhortés, et pour que ceux qui n’ont pas totalement atteint le nirvana l’atteignent totalement. »

 

 - « Désires-tu recevoir toute les discipline des bodhisattvas ?

- Oui, je le désire. »

 

 - « Dans le Bouddha, le Dharma et la meilleure des assemblées, je prends refuge jusqu’à l’Eveil.

En pratiquant la générosité et les autres vertus transcendantes, puissè-je devenir bouddha pour le bien des êtres. »

 

 - « Le mal que je subis à présent est la simple conséquence d’un acte analogue commis par moi-même dans le passé.

La faute en incombe donc à mes actes négatifs, et il ne convient pas de réagir. »

 

 - « Ceux qui me nuisent sont des êtres chers, ce sont de simples phénomènes, ils sont impermanents, ils souffrent, je dois les prendre en charge. »

 

- « Pour quelle raison suis-je venu ici ? »

- « Que vont devenir mon corps, ma parole et mon esprit ?

Si mon corps me sert à tuer, à voler et à commettre toutes sortes d’actes négatifs, je ne diffère en rien des bêtes féroces, des chasseurs et des brigands.

Si, dans cet endroit solitaire, je me laisse aller aux propos sans suite, à la calomnie, aux insultes et aux autres méfaits de la parole, je  ne diffère en rien des paons, des perroquets, des moineaux, des alouettes et autres volatiles.

Est-ce bien ainsi que je réaliserai ne serait-ce qu’un seul de mes souhaits ?

Si je remâche des pensées de désir, de haine, de jalousie et ainsi de suite, je ne diffère en rien des ruminants sauvages, des singes, des ours, et de maints animaux.

Est-ce bien ainsi que je réaliserai ne serait-ce qu’un seul de mes souhaits ? »

 

Penses d‘abord que ton corps est composé de trente-six substances malpropres, à commencer par la chair, le sang, la peau, les os, la moelle, la lymphe, la bile, le flegme, les mucosités, la salive et les excréments.

 

Rends-toi dans un lieu où on dépose les cadavres.

Certains sont là depuis un jour, d’autres depuis deux jours, d’autres encore depuis trois, cinq jours ou plus.

Certains sont entièrement putréfiés, d’autres sont tout bouffis, certains sont noirs et d’autres grouillent de vers.

Ce que tu vois là, appliques-le à notre propre corps en te disant que, par nature, il ne diffère en rien de ces cadavres.

 

Tu te trouves dans le monde du désir, et tu nais d’une matrice.

Au commencement apparaît « l’ignorance » de l’objet de connaissance.

Cette connaissance mène à la formation d’actes pollués, positifs, négatifs ou immuables, que l’on appelle « formations karmiques ».

L’esprit contaminé par les germes de ces actes est appelé « conscience ».

Sous l’impulsion du karma, l’esprit se méprend.

Il pénètre dans la matrice d’une mère et passe par toutes les phases de l’embryon et du fœtus, c’est ce qu’on appelle « nom et forme ».

Avec le développement de ces « nom et forme », la vue, l’odorat et les autres facultés sensorielles se forment au complet.

On parle des « six facultés sensorielles ».

La réunion de l’organe visuel et des autres organes des sens, d’une part, de leurs objets, d’autre part, et enfin, de la conscience et de l’expérience qui résulte de cette réunion constituent le « contact ».

En fonction de ce contact, on éprouve une sensation plaisante, déplaisante ou neutre appelée « sensation ».

Le fait d’aimer cette sensation, de la désirer, de la vouloir ardemment porte le nom de « soif ».

Ne pas renoncer à ce désir mais souhaiter ne jamais en être séparé  et de nouveau le rechercher, c’est la « saisie ».

Lorsque l’on fait des efforts dans ce sens, on accomplit avec le corps, la parole et l’esprit des actes qui engendrent le devenir ;

C’est ce que l’on appelle le « devenir ».

La formation des cinq agrégats issus de ces actes est appelé « naissance ».

La naissance est suivie du développement et du mûrissement des agrégats, le vieillissement, et de leur destruction, la mort ;

C’est ce que nous appelons la « vieillesse et la mort ».

En raison de l’ignorance, la mort suscite une grande souffrance mentale accompagnée d’un profond attachement :

 - La détresse.

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